Suite à la mise en ligne officielle de mon blogue ce soir, j'ai eu plusieurs commentaires favorables par rapport au contenu du blogue et quelques commentaires de nature variée (allant du maintien d'une bonne image à la liberté d'expression) sur le registre de langue employé. J'ai par la suite ajusté légèrement une phrase dans mon blogue pour en maintenir le sens tout en y supprimant les traces d'une vulgarité qui n'était pas nécessaire, et ça ne m'a pas du tout posé problème. Je crois que je peux m'exprimer librement sans avoir recours au champ lexical catholique québécois :)
De mon côté, cependant, l'histoire ne s'est pas arrêtée là. Il s'en est suivi une réflexion sur les posts à venir. Je tiens à ce que mes posts soient un brin humoristique, mais je me vois un peu prise dans une impasse en ce qui concerne l'humour de nature linguistique, dans la sous-division des jurons. Pour les Québécois et pour les Français - et je pense aussi que c'est vrai dans les autres cultures - le juron local froisse et le juron étranger fait pouffer de rire. Quand on regarde des films français, nous, les Québécois, cela nous suffit qu'un acteur à la bouille plus ou moins sympathique s'exclame, surpris et exaspéré: "Mais putain de bordel de merde!" Ça y est, on est plié en deux! Mais ce qui nous paraît très drôle et peu offensant est plutôt vulgaire aux oreilles des Français (et ceci pose problème, car ici, je dis "merde" pour être polie, et c'est devenu un réflexe!). Même chose en ce qui concerne les sacres québécois pour le reste de la francophonie. Pour les zôtres, c'est hilarant, mais ici, une série de mots d'église en fait sursauter plus d'un.
Cependant, je comprends totalement que nos jurons fassent rire nos cousins. Quelle idée de sacrer avec des mots d'église! Comme le dit le belge Paul Binocle sur son blogue, "Amis québécois, voici à quoi ressemblent vos jurons pour les membres du reste de la francophonie : «Missel de missel de diacre œcuménique!»". Évidemment, ceci s'applique aussi aux expressions vulgaires françaises, l'expression de colère citée ci-haut pouvant se reformuler "Mais prostituée de grand désordre de fiente!" Ça n'a pas de sens non plus! Par contre, le caractère choquant du juron français se voit en surface (prostituée, désordre, fiente, c'est pas très beau, tout ça!); celui du juron québécois est plus subtil - il faut connaître l'histoire québécoise et comprendre que les jurons marquent une forme de rébellion contre les autorités religieuses autrefois très, très présentes au Québec.
Cependant, je comprends totalement que nos jurons fassent rire nos cousins. Quelle idée de sacrer avec des mots d'église! Comme le dit le belge Paul Binocle sur son blogue, "Amis québécois, voici à quoi ressemblent vos jurons pour les membres du reste de la francophonie : «Missel de missel de diacre œcuménique!»". Évidemment, ceci s'applique aussi aux expressions vulgaires françaises, l'expression de colère citée ci-haut pouvant se reformuler "Mais prostituée de grand désordre de fiente!" Ça n'a pas de sens non plus! Par contre, le caractère choquant du juron français se voit en surface (prostituée, désordre, fiente, c'est pas très beau, tout ça!); celui du juron québécois est plus subtil - il faut connaître l'histoire québécoise et comprendre que les jurons marquent une forme de rébellion contre les autorités religieuses autrefois très, très présentes au Québec.
Puisque j'ai deux publics à divertir et à taquiner sans toutefois choquer ou perturber, je me répète: je me vois un peu dans une impasse côté humour relié aux jurons. Je me contenterai de dire que les jurons des uns font le bonheur des autres et que dans un blogue comme le mien, il est difficile de trancher. Les amis français qui atterrissent sur mon blogue en attendant de la québécoise en moi un chapelet des plus odieux jurons que le registre ecclésiastique puisse conjurer devront prendre leur mal en patience et attendre que je les visite en France... :)


pourquoi pas utiliser des formes du genre tabarnouche et caline... ou même SAPERLIPOPETTE !!!
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